Soucieux de répondre aux problématiques des territoires insulaires en matière de production d’électricité, la filiale de GDF SUEZ en Nouvelle Calédonie développe sur place des solutions autonomes durables. En utilisant certains déchets issus de l’activité humaine qui, rejetés dans la nature, peuvent sérieusement nuire à l’environnement, EEC est parvenu à faire d’une menace une véritable opportunité d’avenir pour tout l’archipel.
La Nouvelle-Calédonie importe chaque année, 2 700 000 litres d’huiles végétales qui sont principalement utilisées pour la friture des aliments, mode de cuisson couramment utilisé dans la cuisine calédonienne. Une fois usagées, ces huiles ont longtemps posé le problème de leur recyclage sur ce territoire insulaire.
Leur rejet dans les réseaux d’assainissement de même que dans la nature est interdit par la réglementation calédonienne car il représente un risque sérieux pour l’environnement notamment pour le littoral.
EEC a apporté une solution à ce problème en transformant ce déchet en biocarburant local.
Cette filiale du Groupe GDF SUEZ a ainsi mis en place un partenariat innovant avec une soixantaine de restaurants. Ce partenariat est soutenu par les communes de Nouméa, de Bourail, de Koumac et de Kaala Gomen, l’ADEME et le Gouvernement de Nouvelle Calédonie.
Le principe : collecter dans les restaurants partenaires les huiles alimentaires usagées (HVU) pour alimenter les groupes électrogènes de deux des centrales EEC situées sur l'ile Ouen, à 40 km au large de Nouméa.
Les restaurants partenaires se voient ainsi labellisés « L’assiette verte », cela afin de signaler aux consommateurs leur engagement dans une démarche environnementale.
Le principe de traitement de l'huile est simple et peu couteux. Une décantation suivie d'une filtration suffisent pour transformer ce déchet en biocarburant. Celui-ci est substitué au gasoil pour alimenter les groupes électrogènes des centrales de l'ile Ouen.
Ces centrales sont dites "hybrides" car elles sont constituées de deux sources de production d'énergie : des panneaux solaires, qui produisent l'électricité en fonction du soleil, et des groupes électrogènes, qui fonctionnent en appoint la nuit et les jours sans soleils. L'énergie ainsi produite est stockée dans des batteries, puis délivrée à la demande sur le réseau électrique. Contrairement à une centrale classique qui fonctionne 24h/24 au gasoil avec bien souvent une faible charge, dans une centrale hybride le groupe électrogène ne tourne que quelques heures par jours et à pleine charge. Une solution qui offre un bon rendement, le reste de l'énergie nécessaire est produite par les panneaux photovoltaïques.
Le biocarburant associé à des générateurs photovoltaïques ont permis à l’île Ouen de parvenir à un mix de production d’électricité 100 % renouvelable. Ainsi la solution biocarburant et centrale hybride a permis :
- La création d'une filière de recyclage et de valorisation d'un déchet au niveau locale ;
- La sécurisation environnementale des centrales de l'ile Ouen. (pollution des sites) ;
- Une réduction significative des émissions de CO2 ;
- La réduction de de 70 % des couts d'exploitation des centrales.
Consciente des enjeux de son temps, EEC conçoit des solutions durables et innovantes dans la gestion de services d’utilité publique en tant que partenaire des collectivités, des entreprises et des particuliers sur l’ensemble du territoire calédonien.
Une grande partie de sa production électrique est ainsi issue d’énergies renouvelables, notamment à travers l’exploitation d’éoliennes, d’installations photovoltaïques ou de centrales hybrides comme ici sur l’ile d’Ouen à partir d’Huiles Végétales Usagées (HVU).