Le Vanuatu est un archipel composé de 80 îles différentes. Les langues parlées, les traditions et les cultures y sont donc très variées.
Petit rappel historique : durant la Seconde Guerre mondiale, le Vanuatu est la première des colonies françaises à rallier le général De Gaulle. L’archipel devient même une base arrière pour les Américains. Indépendant depuis 30 ans seulement, il a été gouverné par les Anglais, puis par les Français au cours du 20ème siècle. Ces langues sont enseignées à l’école, mais la plus usitée est le bichlamar, sorte de créole local.

Les différentes vagues de migration au cours des siècles ont fait de la république du Vanuatu le pays où l’on parle le plus de langues au monde. Il y en a 115 dont la majeure partie d’origine océanique. Certaines langues ancestrales ne comptent plus que quelques pratiquants et disparaissent peu à peu. Si vous devez vous y rendre, le français vous suffira à vous faire comprendre de la majorité de la population.
Les Vanuatans, qui sont autochtones à 95%, ont des croyances animistes très fortes bien que le christianisme soit la religion dominante. « Nous nous tenons devant dieu » est d’ailleurs la devise nationale. Le catholicisme se trouve éclaté en de nombreuses Églises différentes. L'Église presbytérienne, à laquelle adhère environ un tiers des 220 000 habitants, est la plus importante d'entre elles.
Cette diversité religieuse s’accompagne d’une culture riche. Les Vanuatans sont très accueillants et aiment partager leur culture avec les touristes. Ils sont connus pour leurs totems en bois qui représentent un ancêtre ou un esprit. Autre tradition artistique : le dessin sur sable, moins connu car plus éphémère. C’est pourtant une coutume très ancienne qui a été inscrite en 2008 par l'UNESCO au patrimoine culturel de l'humanité. Moyens de communication nécessaires à cause des nombreux dialectes en vigueur dans l'archipel, ces dessins ont une fonction sociale. Leur tracé est accompagné de chants et récits lors de fêtes rituels. Réalisés avec le doigt, les dessins sont géométriques et souvent symétriques.

La danse occupe également le devant de la scène. Les danseurs en tenue traditionnelle, conçue en feuilles de coco, sont coiffés de magnifiques masques de terre, colorés selon l’esprit ou le démon représenté. Ces danses sont pratiquées lors d’événements importants tels que les naissances, les circoncisions, les cérémonies traditionnels et les rites funéraires. Plus surprenant encore : sur l'île de Gaua, les femmes exécutent la « water music », musique de percussion réalisée par des mouvements et des battements de mains à la surface de l'eau du bassin d'une rivière.

On termine en chanson avec un extrait de l’hymne national :
Il y a beaucoup de coutumes du passé,
Il y a beaucoup de coutumes d'aujourd'hui,
Mais nous ne sommes qu'un,
Voilà notre coutume !
Texte : Neoplanète
Crédit Photo : PhilippeC