La Nouvelle-Zélande est un archipel situé entre la mer de Tasman et l’océan Pacifique. Sa biodiversité est similaire à celle de la Nouvelle-Calédonie et de l’île Lord Howe (île volcanique australienne). Sur les 30 000 espèces animales et végétales que compte la Nouvelle-Zélande, un grand nombre sont endémiques. Ainsi, deux espèces de chauves-souris, quatre de grenouilles, 60 reptiles, plus de 90% des insectes, près de 80% des plantes vasculaires et un quart des espèces d’oiseaux de Nouvelle-Zélande se trouvent uniquement sur cet archipel.
Alerte à l’extinction
Lors de la conférence annuelle de la Forêt et des Oiseaux à Wellington en juillet 2011, le chercheur Mike Joy a sonné l’alerte : dans les décennies à venir, 35% des espèces endémiques néo-zélandaises pourraient disparaitre, soit 2 788 espèces animales et végétales au total. Tous les mammifères et les batraciens sont en danger d’extinction ainsi que 30 à 60% des autres espèces animales et végétales qui composent la biodiversité de la Nouvelle-Zélande. La déforestation, l’érosion des sols, la chasse et la prolifération d’espèces introduites par l’homme (cochon, chèvre, chien, chat, chevreuil, opossum et l'omniprésent mouton) constituent les principales menaces.

La biodiversité néo-zélandaise doit également faire face à des catastrophes écologiques inattendues. Le 5 octobre dernier, un porte-conteneurs, le Rena, s’est par exemple échoué au large de l’île du Nord. En dix jours, plus de 300 tonnes de carburant se sont déversées dans la baie de Plenty, paradis marin peuplé de baleines, de dauphins et d’oiseaux de mer. Selon Forest & Bird Conservation Seabird, représentant de la BirdLife en Nouvelle-Zélande, les principales victimes sont 458 Puffinures plongeurs (Pelecanoides urinatrix), 198 Puffins volages (Puffinus gavia), 92 Puffins de Buller (Puffinus bulleri), 38 Océanites frégates (Pelagodroma marina) et 20 Manchots pygmés (Eudyptula minor). Heureusement une cinquantaine de Manchots pygmés ont pu retrouver leur habitat naturel après presque deux mois de soins et de convalescence dans la région de Tauranga. Les volontaires, étudiants vétérinaires, employés du zoo d’Auckland, des Services de Protection de la Nature et même les services internationaux de protection des oiseaux venus de Californie se sont réjouis de cette remise en liberté.

Les initiatives de préservation de la biodiversité
A l’occasion du discours annuel sur l’environnement prononcé à l’Université Lincoln, Al Morrison, directeur du Département de Conservation de Nouvelle-Zélande, a rappelé dans son article du 25 novembre 2010 dans le New Zealand Herald que « si nous détruisons notre écosystème, c’est la fin de notre économie ».
Ainsi, le Département de Protection de l’Environnement local développe des initiatives pour protéger un plus grand nombre d’espèces. Dans le cadre de la Stratégie Néo-zélandaise pour la Biodiversité, un certain nombre de programmes sont financés par le gouvernement. Par exemple, le programme « Save the kiwi » développe entre autres la recherche pour mieux connaître la vie et l’aire de répartition du kiwi, l’oiseau emblématique de la Nouvelle-Zélande.

Il existe aussi 14 parcs nationaux en Nouvelle-Zélande. Le plus grand, le parc national de Fiordland, se situe dans le sud-ouest de l’île Sud ; il a une superficie de 12 519 km². Le plus vieux, le parc national de Tongariro, date de 1887; il est situé sur l’île du Nord et ses 796 km² incluent les volcans Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro.


A côté de ces initiatives plusieurs associations s’impliquent pour protéger les espèces endémiques. En Nouvelle-Zélande le WWF(1), agit particulièrement pour la protection du milieu marin et de ses habitants, comme les dauphins d’Hector (Cephalorhynchus hectori hectori) ou de Maui (Cephalorhynchus hectori maui).
(1) Le WWF ou Fonds mondial pour la nature est une organisation mondiale de protection de la nature qui recherche la concertation pour la mise en œuvre de solutions concrètes et durable.. Elle dispose d'un réseau opérationnel dans 100 pays proposant 1 200 programmes de protection de l’environnement. Plus d’informations sur : www.wwf.org.nz/
Plus d’informations sur : www.savethekiwi.org.nz/
Visitez aussi le site du Département de Conservation de la nature de Nouvelle-Zélande : www.doc.govt.nz/
Texte : Néoplanète
Crédits photos : Alexandre Evain, PermaCultured José Luis Esteban et edworldtrip - Flickr