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Interview de Fabienne Gaillard du centre Ifremer de Bretagne.
16/05/2011 - 12h31

L'institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) a pour mission d'améliorer la surveillance et la protection du milieu marin et côtier, de favoriser le développement économique du monde maritime ou encore d'évaluer et de mettre en valeur les ressources des océans. L'Ifremer a souhaité apporter à l'expédition Fleur Australe, son expertise en particulier lors de son passage en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie où il est implanté. En effet, l'expédition permet à l'organisme de récupérer des données précieuses comme la température ou la salinité de l'eau de mer grâce aux capteurs placés sur la coque du bateau et contribue ainsi à une meilleure compréhension du fonctionnement de l'océan et de son rôle sur le climat.

 

Voici quelques questions posées à Fabienne Gaillard, responsable du "Laboratoire de Physique des Océans", du centre d'Ifremer de Bretagne à Brest au sujet de l'expédition Fleur Australe.


1. Quelle opportunité représente pour vous une expédition comme celle de Fleur Australe ?

Fleur Australe contribue au projet de constitution d’une flotte de voiliers volontaires pour le suivi long terme de la température et la salinité à la surface des océans. Il y joue le rôle de navire ‘test’.
Fleur Australe a été équipée d’un jeu de capteurs de faible encombrement que nous souhaitons valider en condition opérationnelle. Les données recueillies lors des trajets Alaska - USA puis USA - Tahiti sont en cours de dépouillement au lPO/ Ifremer à Brest. Le retour d’expérience de cette première série de mesures permettra d’améliorer le concept.
A terme l’établissement d’un tel réseau viendra compléter les mesures des navires de commerce et des navires de recherche, dont les trajets sont très différents. Ce système d’observation in-situ est indispensable à la calibration des mesures satellites.


2. Concrètement, comment travaillez-vous avec l’équipage pendant cette expédition ?

Philippe Poupon est venu au laboratoire pour bien comprendre les aspects techniques et scientifiques du projet. Nous lui avons fourni les caractéristiques techniques des capteurs et il a lui-même proposé la solution d’installation et collecté les mesures annexes nécessaires (le positionnement). Les capteurs nous ont été renvoyés lors des escales à San Francisco et Tahiti. Nous avons correspondu par mail tout au long du voyage.


3. Quels sont les grands projets ou grandes études actuels d’Ifremer dans le pacifique ?

L’Ifremer contribue au projet de calibration et validation des mesures de salinité du satellite SMOS (GLOSCAL) lancé fin 2009 et héberge le CATDS, centre de traitement de ces données.
L’Ifremer est aussi un des principaux acteurs du projet ARGO d’observation de l’intérieur de l’océan.
Enfin l’Ifremer participe au projet international GOSUD de collecte des mesures en route. Tous ces réseaux destinés à suivre l’évolution de l’océan ont une emprise globale. Toutes les observations de qualité, et particulièrement celles recueillies dans des régions éloignées des routes fréquentées, sont donc importantes.




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COMMENTAIRES
Rangler a écrit :
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