Le Vanuatu, archipel situé à quelque 2 100 kilomètres au nord-est de Sydney (Australie) vit principalement de ses exportations agricoles, dont le cacao. Grâce au projet VOCGA, des producteurs travaillent mieux, tout en respectant l’environnement.
Troisième exportation agricole du Vanuatu, le cacao fait partie des productions traditionnelles de l’agriculture de l’archipel -entre 300 et 1000 tonnes par an-, principalement dans ses îles du nord. Car le lieu est idéal: des sols fertiles, humides et protégés par l’ombrage des grands arbres. Le climat subtropical est également propice à la culture du cacao malgré le passage assez fréquent de cyclones qui perturbent les cycles de productions.
C’est en 1999 que la Fédération des producteurs de cacao biologique du Vanuatu décide de lancer un programme Bio Equitable – appelé projet VOCGA (Vanuatu organic cocoa growers association) sur l’île de Malekula. Il vise à impliquer des petites et moyennes entreprises dans une logique de développement durable. Aujourd’hui, il est composé de 23 coopératives regroupant 19 centres de transformations post-récolte du cacao (fermentation et séchage) qui font vivre 1 250 familles de producteurs de cacao.

Le cacao étant coté sur les places boursières internationales, sa valeur est déterminée par l'offre et la demande. Le commerce équitable permet alors d'obtenir un prix avantageux pour le cacao et ses produits dérivés. Pour ce type de filière à dimension internationale, il est essentiel que les acheteurs et organisations de producteurs collaborent sur plusieurs années. VOCGA engage donc les importateurs et évite les comportements de "traders équitables" qui pénalisent certains pays de production.
Le projet préserve autant ses producteurs que l’environnement. VOCGA a pour ambition d’adapter les techniques culturales de l'agriculture biologique au climat humide du Vanuatu, de maintenir une formation agricole bio auprès des producteurs de cacao, d’augmenter les volumes de production, et enfin d’améliorer les infrastructures de communication et de transport. Pour cela, elle mise sur un appui technique pour la production et la transformation du cacao (sélection variétale, parcelle d'expérimentation...). De plus, elle a mis en place un système de contrôle Bio qui regroupe l'ensemble de producteurs de cacao. Résultat : des producteurs mieux payés, un écosystème mieux traité afin que le monde entier puisse jouir du goût intense du cacao.
Sources :
http://www.biopartenaire.com/item/cacao-vanuatu.html
Texte : Neoplanète
Crédit Photo : frangipani9 - flickr