L'histoire des Hommes sur ce territoire est vieille de quelques centaines de siècles seulement. Composée de deux îles, la Nouvelle-Zélande réunit deux cultures, celle des Maoris et celle des colons britanniques. Glaciers, lacs cristallins, volcans, geysers et sources chaudes, le voisin de l'Australie offre des paysages bien différents sur ses 268 680 km² de superficie totale.
L'histoire la plus courte au monde
De la pointe nord à la pointe sud, l'archipel s'étend sur 1 600 km. Sur les 4,3 millions d'habitants peuplant le pays, les trois-quarts vivent dans l'île du Nord. Le recensement de la population présente la particularité : pouvoir déclarer plusieurs origines. Ainsi, on compte 80 % de Néo-Zélandais d'origine européenne, 15 % de Maori, 6 % venant des îles du Pacifique et 6 % originaires d'Asie, soit un total de 107 %.
Les Maori abordèrent les côtes néo-zélandaises entre 1050 et 1300 et les Européens en 1642. Les difficultés de la cohabitation entre Maori et colons constituent la majeure partie de l'histoire de cet archipel. De 1642 au milieu du XIXe siècle, les échanges entre européens et autochtones furent houleux. C'est à partir de 1835 avec la déclaration d'indépendance que les Néo-zélandais se créent une identité propre. Les relations Maori-Européens vont connaître encore des difficultés pendant quelques années. En 1840, le traité bilingue de Waitangi donne aux Maori le contrôle des ressources naturelles du territoire. Les différences de traduction entre les deux versions sont à l'origine des revendications du peuple maori.

Wellington est la capitale de la Nouvelle-Zélande. Elle est située au bord du détroit de Cook, au plus près de l'île du Sud. Crédit Flickr/damienbottolier
L'île « fumante » au nord et le Pays de Jade au sud
Forêts subtropicales et volcans forment le paysage de l'île du Nord. Elle est la plus petite des deux, 115 000 km² mais concentre les trois-quarts de la population néo-zélandaise. Les deux villes principales sont situées sur l'île fumante : Auckland au nord et Wellington, la capitale au sud.
Séparée de sa petite sœur par le détroit de Cook, l'île du Sud est parcourue par de longs glaciers au sommet de sa chaîne de montagne. La cordillère volcanique qui la traverse du nord-est au sud-est a vite été baptisée « Alpes néo-zélandaises ». Son point culminant, le Mont Cook, atteint 3 754 mètres de haut.
Au cœur des « quarantièmes rugissants », entre les 34e et 47e parallèles, l'archipel est constamment balayé par un vent d'ouest en est, sans compter les pluies fréquentes dans ce climat semi-tropical. Les températures y sont assez douces. Elles oscillent entre 13°C et 23°C en moyenne. Comme dans tout l'hémisphère Sud, les saisons sont inversées.
La nation néo-zélandaise est un exemple fascinant de variété et d'unité. Malgré la mixité de ses paysages et de ses cultures, c'est un sentiment d'unité qui domine au pays des All Blacks, la célèbre équipe nationale de rugby.

Le mont Ruapehu, sur l'île du Nord, est formé par un cratère de volcan. Credit Flickr/Airflore

Le lac Taupo est un lac de cratère, le plus grand du pays. Il s'étend sur 606km².