Chaussures de sécurité : comment choisir les bonnes en 2026 ?

Chaussures de sécurité : comment choisir les bonnes en 2026 ?

Porter de mauvaises chaussures au travail, c’est prendre un risque concret, chaque jour. Les pieds et les chevilles figurent parmi les zones les plus exposées aux accidents du travail dans des secteurs aussi variés que le BTP, la logistique, la restauration ou l’industrie. Autant dire que le choix d’une paire adaptée n’est pas une question de confort seul, mais bien de sécurité réelle.

Des normes précises pour s’y retrouver

La référence en la matière s’appelle EN ISO 20345:2022, version actualisée de la norme européenne qui encadre la fabrication et le marquage des chaussures de sécurité. Sa période de transition s’est achevée en 2024 : depuis lors, les produits conformes arborent le marquage NF EN ISO 20345:2022 en France.

Cette norme définit plusieurs classes de protection. La S1 couvre les bases : embout résistant à 200 joules, propriétés antistatiques, absorption d’énergie au talon. La S2 ajoute l’imperméabilité de la tige, la S3 intègre en plus une semelle anti-perforation. Pour les environnements particulièrement glissants, le marquage SRC atteste d’une résistance testée à la fois sur carrelage céramique et sur acier inoxydable. Ce dernier critère, devenu central dans la restauration ou l’agroalimentaire, est l’un des plus recherchés.

Du côté des obligations légales, c’est l’employeur qui prend en charge les équipements de protection individuelle (EPI), gratuitement, dès lors que le poste expose le salarié à des risques identifiés dans le document unique. Le règlement européen (UE) 2016/425 encadre ces EPI, et le marquage CE reste non négociable. Le salarié, quant à lui, est tenu de les porter : le refus peut constituer une faute.

Les tendances qui redessinent le marché

Le secteur évolue vite. La basket de sécurité s’est imposée ces dernières années comme le format dominant : légère, au design proche du vestiaire sportif, elle répond à une vraie demande d’EPI moins stigmatisants et plus confortables sur de longues journées. Les modèles S3 SRC concentrent l’essentiel des ventes.

Côté matériaux, l’embout composite (fibre de carbone ou de verre) gagne du terrain face à l’acier traditionnel. Il est plus léger, non-conducteur, et ne déclenche pas les portiques de détection métallique, ce qui compte dans certains environnements industriels ou aéroportuaires. Les semelles bi-densité en PU ou mousse EVA améliorent sensiblement l’amorti pour ceux qui restent debout des heures.

La féminisation des métiers manuels se traduit aussi dans les gammes produits. Les modèles spécifiquement conçus pour les femmes se multiplient, avec des coupes adaptées à la morphologie féminine et un amorti repensé. Les baskets de sécurité y tiennent le premier rôle.

Adapter le choix à son secteur

Un cuisinier, un maçon et un préparateur de commandes n’ont pas les mêmes contraintes. En cuisine, le sol est souvent mouillé ou gras : le marquage SRC devient alors prioritaire, associé à un sabot ou une basket facile à enfiler. Sur les chantiers, une S3 montante protège l’ankle et résiste aux terrains irréguliers. En logistique, le confort sur la durée et la légèreté priment, avec des modèles basse tige.

Pour naviguer parmi ces exigences, il vaut mieux s’appuyer sur un fabricant qui connaît bien ces univers. Nordways, basé à Valence dans la Drôme, conçoit des chaussures professionnelles depuis 1977 et propose des gammes dédiées à des secteurs aussi différents que la restauration, le BTP ou l’industrie, avec notamment une technologie propriétaire de semelle à haute accroche (Hexagrip®).

Au final, bien choisir ses chaussures de sécurité revient à croiser trois critères : la classe de protection adaptée aux risques du poste, le confort pour tenir sur la durée, et le respect des normes en vigueur. C’est un investissement qui se rentabilise rapidement, en prévention comme en bien-être au quotidien.